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[VAL] Jardin du VAL et rue Caron

.Contexte et enjeux
La parcelle destinée à accueillir la nouvelle Maison se situe dans un tissu de faubourg, caractérisé par un petit pavillonnaire, au parcellaire lanièré, proportionné et unitaire. Nous sommes au pied du ‘faubourg de l’Arche ‘, quartier de La Défense, alors la petite rue Eugène Caron, la villa Ghis nous apparaissent presque campagnarde dans un tel contexte.
Malmené par les profondes mutations urbaines, bordé de près par une voie ferroviaire en ouvrage et un des axes viaires majeurs de la Défense (boulevard de la mission Marchand), le quartier résiste pourtant.

A son tour, la Défense est en ‘renouvellement’, la dalle se plie pour se raccrocher au sol, les highways de son pourtour sont aménagés en ‘espace partagé’. Bientôt un tramway passera sur le boulevard, au bout de la rue Caron, les trottoirs seront larges et plantés, les pistes cyclables auront la priorité.
C’est dans ce contexte que la ville de Courbevoie entame la reconstruction de la maison du VAL Caron. Par cette reconstruction, mais aussi par la création d’un jardin public attenant étendu à la nouvelle rue-jardin requalifiée est bien plus que cela, la Ville s’engage dans le vaste projet de reconquête urbaine, au bénéfice de tout le quartier et de tous.

Dans ce projet et la demande qui nous est faite, nous identifions plusieurs enjeux :

. Retrouver une urbanité – Refaire façade
Bien que séduisant, le quartier souffre de la rupture urbaine, de la rupture d’échelles et de la proximité des infrastructures. La reconstruction de la Maison pour remplacer les ‘algéco’ de fortune qu’elle occupe depuis toujours est une opportunité formidable pour redonner de l’amabilité à la rue, pour la rendre habitable et habitée. La question de l’implantation du bâtiment et des nouvelles limites devient alors fondamentale.
Ainsi requalifiée, en partant du centre de la portion de rue, les liens vers la Défense et le bd Marchand, d’une part, mais aussi vers les autres quartiers attenants, se retisseront naturellement.

. Associer les multiples usages
Les usagers de la maison du VAL Caron sont nombreux et les attentes ambitieuses (partage des espaces, occupation privée, associative, scolaire… ou publique spatialement mais aussi temporellement). Aussi, il est nécessaire de décrire les scénarios possibles d’usages et d’occupation et de bien les mesurer. Nous cherchons à établir le meilleur équilibre entre la fonctionnalité du site et le nouveau caractère de jardin du site, en rénovant l’ensemble avec une attention portée à la cohérence globale du projet, en terme d’image, d’aménagement, d’ambiances et d’usages.

. Installer une nature ordinaire et généreuse et développer un paysage ludique
Le sujet mais aussi l’échelle du quartier nous ont poussé à développer un nouveau paysage, la métaphore d’un morceau de territoire naturel qui serait resté là ou revenu, permettant le développer d’une nature généreuse et ordinaire. Le sol est modelé, fertilisé et planté. Les installations et équipements sont organisés sans perturber cette figure nouvelle. Le bâtiment lui-même, se fragmente et reste décoller au dessus du ‘paysage’ pour le laisser filer poliment.

. Outils
De petites buttes allongées modèlent un micro paysage jusqu’au coeur de la parcelle, glissant sous le bâtiment. Ce modelé, variant entre 0 et 1.50 m de hauteur, permet à la fois de créer un univers singulier et ludique et de structurer l’espace en orientant les circulations et les vues. Les allées, continuité pavée du nouveau sol de la rue, s’étendent entre les monticules.
La figure et la qualité du paysage fabriqué s’inspirent d’un paysage naturel et ordinaire. C’est une prairie maigre de fauche qui est semée sur l’ensemble de ce modelé, y compris dans les joints entre le pavage de la ville qui s’y est inséré.
A l’instar des vergers complantés, diverses espèces d’arbres fruitiers de petits développement sont plantés dans les massifs et sur les sols minéraux ou synthétiques.
Ces sols pavés absorbent tout ou partie des eaux pluviales, favorisant un arrosage naturel de l’ensemble du jardin.
Les aires de jeux ne sont pas précisément délimitées, et les jeux proposés sont avant tout structurants et dynamiques dans l’espace.

.Favorisation du développement de la biodiversité faunistique et floristique
Le développement de prairies maigres de fauche permet d’espérer un cortége d’insectes originaux présentant un enjeu de conservation régional en contexte urbain, comme la mante religieuse ou les Decticelles carroyées ou bariolées.
La présence de fruitiers, bien exposés, dans ces poches graminéennes hautes, à l’instar de vergers complantés, offrira un site de chasse à de nombreux oiseaux insectivores qui constituent un enjeu de nature ordinaire loin d’être négligeable en regard du contexte très anthropique environnant. C’est ainsi que l’on peut espérer le retour du Rouge-queue noir ou du Tarier pâtre. Il est à noter que les fourrées, fruticées et boisements nitrophiles prenant place dans les fonds de jardins bordant les talus de la voie ferrée nitrophiles ne sont distants que de quelques dizaines de mètres. Ces milieux refuges constituent un habitat complémentaire, pour le repos, de la faune qui viendra se nourrir sur le jardin.
L’ouverture d’une frange semi naturelle depuis la rue Eugène Caron jusqu’à l’espace refuge prenant place en limite est du parc de loisir contribuera à la perméabilisation de cette trame urbaine pour la faune, et ainsi à l’augmentation des potentialités de fréquentation animale du site.

  • Type: parcs et jardins I berges
  • État: Livré
  • Année: 2013
  • Ville: Courbevoie [92]
  • Client: Ville de Courbevoie
  • Superficie: 5 550 m² (espaces extérieurs)
  • Budget: espaces extérieurs : 1 500 000 € H.T. (total 5 300 000 € H.T.)
  • Équipe: K-architectures (Karin Herman & Jérôme Sigwalt, architectes), mandataire - EXIT paysagistes associés (Claire Gilot & Guillaume Lomp ; Mathieu Knaebel, Amandine Barré, Céline Chartier et Naira Iparragirre assistants) - Techni'cité, BET VRD - Batiserf, BET struct.- Bethac, BET fluides- F. Bougon, économiste
  • Prestation: maîtrise d'œuvre complète (mission de base)